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L'association américaine Cyber Rights & Cyber Liberties rappelle aussi que le "désir impétueux de réprimer le crime ne doit pas, par exemple, exposer les citoyens honnêtes au risque de voir leurs clefs cryptographiques être accessibles à l'Etat".
Dans la liste des réactions au traité, il y a aussi des opposants plus inattendus. Ainsi la fédération américaine des Chambres de commerce a demandé au Congrès de s'opposer fermement au texte du Conseil de l'Europe. Leur préoccupation première n'est pas vraiment le souci de protéger la vie privée des citoyens, mais plutôt d'éviter que ce texte ne soit un "frein coûteux et non nécessaire" au commerce électronique Le projet a aussi attiré les foudres de l'ITAA (Information Tachnology Association of America), une association de défense des poids lourds de l'industrie informatique américaine. En effet, ils considèrent que les procédures envisagées sont trop lourdes pour les fournisseurs d'accès, obligés de stocker un volume important d'informations sur leurs abonnés. De plus, certaines dispositions bannissent l'emploi de différents outils indispensables aux professionnels de la sécurité informatique. Fred Eisner, le représentant de l'Association néerlandaise des providers, a quant à lui dénoncé le "manque d'équilibre" de la Convention, qui requiert des prestataires de service l'installation d'outils de surveillance trop coûteux. Les plus gros devront s'équiper de cinq à dix appareils coûtant chacun 500 000 euros, sans compter les salaires de ceux qui devront les exploiter. Ces coûts reviennent donc aux prestataires (et finalement aux clients), pour le coup transformés en auxiliaires de police. Finalement, un des seuls acteurs à se satisfaire du projet de convention européenne est le gouvernement américain.
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